juin 29, 2007

One Laptop Per Child

Posted in cours, informatique, matériel, rwanda à 12:18 par Guillaume

Quelques idées sur le projet OLPC :

Il y a déjà quelques temps, Nicholas Negroponte et une équipe du MIT lance le project OPLC (One Laptop Per Child – Un Ordinateur Portable par enfant). Leur vision : permettre à chaque enfant d’avoir un ordinateur portable. Ils essaient donc de créer un laptop à moins de 100USD. Le résultat est un peu plus cher (~150USD pour le moment) et s’appelle « XO ». Pour s’en faire une idée, cliquez ici.

Pour comprendre l’importance du projet, il faut revenir à ce que nous dit Nicholas Negroponte :

« It’s an education project, not a laptop project »

Le but n’est pas de donner un ordinateur portable à chaque enfant, le but est de leur donner un outil qui leur permette d’apprendre. Bien sûr, on peut se demander si les 150USD que coûtent chaque laptop ne pourraient pas être mieux investis ailleurs : nourriture, soin, prévention SIDA (pour citer les programmes à la mode). C’est bien le plus gros reproche que l’on fasse au projet OLPC …

Je radote, je radote, mais ce blog est intitulé « Rwanda ». Où est donc le rapport ? Cliquez-donc ici ou pour le savoir … Et oui ! Le Rwanda est entré dans le projet OLPC au début de l’année. Du coup, je pense parfois à tous les projets que l’on pourrait créer autour de ce portable :

  • l’utiliser comme calculatrice pour des cours de maths ou de physique
  • utiliser des programmes comme Dr Geo pour faire de la géométrie sans papier
  • remplacer les livres de cours démodés par des livres électroniques, bien moins chers à distribuer

Est-ce que cela se mettra effectivement en place ? Rêvons un peu …

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juin 17, 2007

ONG, etc …

Posted in Ben et Ignace, ong, rwanda à 2:35 par Guillaume

Un article que j’aurais dû écrire depuis quelques temps …

Le Rwanda est le pays des ONG et des acronymes : WFP (World Food Program), UNDP (United Nations Developement Program), ONUSIDA (ça s’explique tout seul), Right to Play, Human Rights Watch, USAID (United States Agency for International Development), CARE, PRI (Penal Reform International) … ajoutons à cela les programmes d’aide au développement d’un nombre considérable de pays, toutes les associations rwandaises, etc, etc, etc, … Pour une liste (non-exhaustive, cliquez ici).

Les ONG, il y en a de tous styles. Des grandes, des petites, des internationales, des locales, des africaines, des européennes, des états-uniennes, sans doute quelques chinoises, des ONG où l’on trouve plus de rwandais, certaines où l’on trouve plus d’européens (quoi que, le gouvernement demande la parité).

Entre tout cela, bien sûr, quelques tensions. Comme ces deux amis français qui écrivaient :

Au Rwanda nous avons quelques amis qui travaillent dans des ONG ou aux Nations Unies. Il vivent plus ou moins comme des rois, loin de la population, la journée ils sont le plus souvent dans des bureaux… Mais comment peuvent-ils espérer comprendre la réalité que vivent les personnes qu’ils veulent aider en vivant eux-mêmes de cette manière ?!? Ce n’est tout simplement pas possible. Quand on discute avec eux nous voyons bien à quel point ils ont du mal à comprendre les gens qu’ils sont sensé aider. Ce n’est pas par mauvaise volonté, c’est parce qu’il ne sont pas dans un cadre qui le leur permet. Je ne dis pas que nous, on comprends tout, loin de là, mais c’est sûr qu’en vivant au quotidien avec des enfants qui sont considérer comme des moins que rien, on ressent, plutôt qu’on ne comprend, un certains nombre de choses, sur leurs « problèmes » mais aussi sur leurs « rêves, projets et envies » pour l’avenir.

(pour l’article complet, cliquez ici).

En Suisse, j’entends le même discours. L’impression que certains de ces gens sont déconnectés. Qu’ils ont la vie facile, un peu d’aventure et des salaires inconvenants.

En arrivant au Rwanda, j’ai eu le même genre de réaction. Ce que l’on voit en premier, c’est les grosses voitures, les beaux bâtiments, les bureaux. Des gens qui ont l’air d’être dans un monde à part.

Et puis j’ai rencontré « ces gens là ». Ceux qui travaillent pour l’ONU, ceux qui sont dans les bureaux plus que sur le terrain. J’ai appris à les connaître. J’ai découvert leur travail. J’ai passé des soirées avec eux, des Après quelques mois, j’ai changé d’avis.

Oui, l’ONU a une armée de grosses Toyota Prado, mais pas plus que les autres. L’EPR a les mêmes. Oui, certains travaillent dans des bureaux, et ne croisent que rarement les populations les plus nécessiteuses. Mais un job de bureau peut lui aussi être important. L’approvisionnement d’un camp de réfugiés ne se prépare pas seulement sur le terrain. Et surtout, aucun de ceux que j’ai rencontré ne reste dans son monde. Tous les expats que j’ai croisé ont des amis rwandais. Certains plus que d’autres.

Et surtout, tous sont touchés par ce qui se passe autour d’eux. Tous essaient de faire un petit quelque chose pour créer un monde meilleur.

Loin de moi de dire que la situation est idéale. Bien sûr, quelques « huiles » ont des salaires disproportionnés (mais à côté de cela, combien de stagiaires payés au lance-pierre). Bien sûr, on peut trouver de gros disfonctionnement dans les grosses ONG. Bien sûr, la taille implique une certaine lourdeur et une certaine bureaucratie. Mais derrière tout cela, n’oublions pas qu’il y a aussi des gens. Et qu’eux aussi méritent un petit bout de respect.

Voilà, mon petit cantique pour ceux dont je trouve qu’ils manquent parfois de la reconnaissance qui leur est due …